Kawah Ijen – Notre premier volcan en activité !

P1070105

On quitte maintenant Bali pour quelques jours, afin de nous rendre sur Java pour y découvrir deux Volcans : le Kawah Ijen et le Mont Bromo !

Premier sur la liste : le Kawah Ijen puisque ce dernier n’est pas très loin de Bali.

Pour s’y rendre nous devons dans un premier temps nous rendre à Gilimanuk où nous prendrons par la suite un ferry et pour ce faire, nous décidons de prendre une voiture. Oui, une voiture ! Et détrompez vous… Ce n’est pas parce qu’on s’est habitué au confort avec le père et la belle-mère de Rémi non, c’est parce qu’à 4, ça coûte quasiment le même prix que d’y aller en bus mais c’est beaucoup plus rapide et beaucoup plus simple !


Oui car il faut savoir que pour partir d’Ubud afin de se rendre dans une ville d’où partent des bus pour Gilimanuk, il n’existe qu’un seul bus, sans horaires, sans même savoir si ce dernier va vraiment partir car il n’effectue le trajet si et seulement si il est plein !

Donc la différence de prix infime, et l’idée de se retrouver dans l’expectative que le bus parte (sans compter le trajet pour se rendre au dit arrêt de bus etc.) nous ont conforté à choisir l’option voiture.

Nous embarquons donc tranquillement à bord de notre voiture avec chauffeur après avoir profité une dernière fois de notre superbe piscine privée (est-ce un adieux au luxe et au confort ? On en saura plus par la suite ! ), vers 11h direction Gilimanuk !
Sur la route, nous nous arrêterons dans un petit restaurant alors qu’il tombe des cordes, ce qui nous vaudra de prendre une belle douche…

Arrivés à Gilimanuk en fin d’après midi (environ 5-6h de route tout de même), nous embarquons à bord d’un ferry pour nous rendre sur Java (encore 1h30 de traversée). Nous ferons nos premiers pas sur Java entourés d’étudiants qui s’amusaient beaucoup de nous voir ici (étrangement car nous pension les Indonésiens plus accoutumés à voir des étrangers par chez eux).
Nous trouvons un Bémo (sorte de camionnette faisant office de transport publique ici), afin de nous rendre à notre guest-house où nous y arriverons la nuit tombée.
Une fois nos affaires déposées dans nos chambres, nous nous relaxons avant de partir profiter d’un bon repas sur cette nouvelle île qui nous tend les bras.
Mais nous n’aurons finalement à peine le temps de souffler qu’un des propriétaires vient nous voir afin de nous proposer des excursions, et notamment celle du Kawah Ijen et du Mont Bromo à un prix très avantageux. Nous décidons donc de nous reposer cette nuit, et de partir le lendemain soir pour découvrir le Kawah Ijen. Afin de gagner un peu de temps pour les Célèbes  (où nous souhaitons faire pas mal de choses), nous enchainerons directement après le Ijen la traversée d’une partie de l’île de Java pour faire le Mont Bromo la nuit suivante (ça s’annonce fatigant ! ).

Le lendemain donc, nous embarquons à bord d’une voiture conduite par notre ami Beijo vers 00h30 direction le volcan où nous arriverons vers 2h pour grimper à son sommet.
A peine l’ascension débutée, au milieu des touristes et à la lueur de nos lampes, nous rencontrons plusieurs mineurs dont ADI qui parle plutôt bien anglais et qui sait même dire quelques mots en français et ce, parce qu’il a passé 2 semaines avec Nicolas Hulot lors de son reportage sur le Kawah Ijen !
Nous effectuons toute la montée avec lui et un autre mineur également très sympathique. Il est d’ailleurs intéressant de voir à quel point les mineurs se sont acclimaté au tourisme. Ils n’y voient en aucun cas une gêne, bien au contraire ! C’est pour eux l’occasion de rencontrer, partager, et perfectionner leur anglais (pour ceux que nous avons rencontré du moins).

Une fois arrivés au sommet, il faut trouver le chemin qui serpente le long du cratère afin de pouvoir y apercevoir les mineurs récoltants le souffre et… Les flammes bleues ! Bah oui, on ne se fait pas l’ascension de nuit uniquement pour le challenge, mais pour voir ces magnifiques flammes créées par la combustion du souffre et uniquement visibles de nuit !

P1070031

Le chemin est sinueux mais praticable avec de bonnes chaussures (les porteurs de soufre le parcourent en tongs ou bottes en caoutchouc mais on vous déconseille l’expérience). Il faut juste éviter de se tromper de chemins car le « bon » n’est pas évident à repérer de nuit.

Lorsqu’on arrive dans le centre du cratère, on se croirait dans un autre monde. Lorsque le vent tourne et qu’il fait baigner le cratère dans un épais nuage de souffre qui, même accroupis vous empêche de voir vos pieds, la règle numéro un est de ne pas paniquer. Mais cela peut sembler plus facile à dire qu’à faire, car lorsque cela fait 15 minutes que vous suffoquez, et cela, même avec un masque à gaz, il faut savoir garder son calme.

P1070062 DCIM101GOPRO

Le travaille des mineurs quant à lui, inspire le respect et l’humilité. Nous découvrons leur travail d’extraction du soufre entre deux nuages asphyxiants. Le soufre liquide remonte à la surface grâce à de la vapeur chaude. Puis, il est refroidi et devient solide.

Les blocs sont ensuite emmenés par les porteurs jusqu’au sommet du cratère. Très peu peuvent se payer des masques à gaz, la plupart se contente de mettre un chiffon dans leur bouche et d’éviter de respirer par le nez…

P1070044 P1070064 P1070094 P1070105 P1070109 P1070112

La plupart d’entre eux travail ici car le salaire est « élevé », mais lorsque l’on converti combien ils gagnent, on s’aperçoit qu’ils se ruinent la santé pour moins de 10€ par jour bien qu’ils fassent 2 ou 3 aller-retour par jour, 7jours sur 7, en ne se reposant qu’une journée par mois lorsqu’ils sont trop fatigués…

P1070136 P1070134 P1070140

Bref, si nous n’avions qu’un seul conseil à vous donner si jamais vous souhaitez aller à leur rencontre, il serait de prévoir des bouteilles d’eau et des gâteaux supplémentaires afin de les offrir aux mineurs. Ils vous en seront reconnaissants.

Une autre attraction du Ijen est son lac vert qui est splendide ! Splendide oui, mais dangereux aussi car, le souffre en remontant à la surface et au contacte de l’eau se transforme en acide sulfurique. Le lac présente donc une très importante concentration d’acide sulfurique. Baignade déconseillée même si la couleur de l’eau y invite allègrement !

P1070097 P1070099 P1070117

Nous serons au finale resté plus de 4 heures dans le cratère au près des mineurs. Mais il est maintenant temps de remonter afin d’entamer la descente jusqu’au parking où nous attend notre chauffeur. Cette dernière se fera d’ailleurs de nouveau avec les mineurs dont nous avions croisé la route lors de la montée (dont Adi).

DCIM101GOPRO
Une fois en bas nous leur faisons nos adieux avant de nous installer dans notre voiture afin d’essayer d’y dormir un peu le temps d’arriver aux abords du Mont Bromo, notre prochaine étape !

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *