La jolie ville de Cuzco, et ses mystères

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Après notre trek afin de nous rendre à la Laguna 69, c’est en bus que nous rejoignons Cuzco, la fameuse capitale de l’Empire Inca. Après 27h de trajet, nous arrivons donc dans cette charmante ville, bâti sur le flanc des montagnes, et nous dirigeons vers une guesthouse que nous avions repéré au-préalable.

Bon en fait, c’était la moins cher que nous ayons trouvé ! Mais malgré son prix, elle nous réservait de belles surprises…

Ici, on reste en altitude la ville étant située à 3400m d’altitude et donc, l’absence de chauffage dans les chambres (petit prix oblige) les rend relativement… Fraîches ! Néanmoins, le toit-terrasse avec sa vue sur la ville, le personnel hyper agréable, l’eau bien chaude dans les douches et le guide faisant partie du staff nous semble largement compenser ce petit désagrément !

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Ici, on savait grosso-modo ce qu’on voulait faire, et on s’apprêtait à passer un bon petit moment dans cette jolie petite ville !

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Le guide de l’hôtel nous fait d’emblée bonne impression. Il à vraiment l’air de savoir de quoi il parle et ses prix sont vraiment très abordables. Nous décidons donc de réserver avec lui une excursion dans la Vallée Sacrée avec lui.

Le lendemain, nous embarquons donc à bord d’une petite camionnette où nous prenons place en compagnie de deux belges direction la fameuse vallée tant appréciée par les Incas.

En effet, ces derniers avaient totalement aménagé les flancs des montagnes bordant la vallée. On peut encore aujourd’hui apercevoir sur ces dernières les vestiges des terrasses leur permettant de produire plus de maïs, quinoa, et autre denrées qu’il ne leur était nécessaire. Ces vestiges sont visibles partout, jusqu’au sommet des montagnes et ce, sur une distance tout bonnement énorme ! Impressionnant !

Pour essayer de vous faire imaginer l’ampleur de ces terrasses, on pourrait cité l’histoire du nom de la chaîne montagneuse (les Andes) :
Les espagnols lors de leur arrivée au Pérou et plus précisément, lors de leur arrivée dans la vallée sacrée, sont donc tombés sur ces terrasses à perte de vue, recouvrant littéralement les montagnes jusqu’au sommet. Ils avaient l’impression que les montagnes étaient recouvertes de marche. Et « marcher » en espagnol se dit « andar », d’où le nom de la chaîne montagneuse donc !

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Bref, c’est énorme… Et nous ne sommes même pas arrivés sur le premier site en lui même…

Avant toute visite, nous nous arrêtons dans un refuge pour animaux, qui nous permet de découvrir la faune local et notamment, les pumas et les condors.

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Premier arrêt, Pisac :

A Pisac (ou Pisaq), nous découvrons l’artisanat local en visitant dans un premier temps le marché. Puis, après un rapide tour, nous entamons les choses sérieuses avec le premier site archéologique.
Ici, on peut y observer une partie des fameuses terrasses restaurées en contrebat d’une ancienne citée Incas, ce qui donne une idée du décor qu’on put découvrir les espagnols en arrivant ici.

On peut également voir dans l’ancienne citée l’ingéniosité des Incas dans le domaine de ingénierie avec un exemple de système d’acheminement de l’eau particulièrement bluffant.

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Deuxième arrêt, Ollantaytambo :

Ce qui a de bien dans la vallée sacrée, c’est qu’on y découvre tout le temps quelque chose d’inattendue, comme ces visages à flanc de montagne avec pour l’un d’eux, à son sommet une construction Incas faisant office de couronne.
La visite d’Ollantaytambo commence par la découverte d’étranges pierres sculptées, de drôles de sillons et d’étonnantes découpes taillées dans la roche.
La forteresse en elle même laisse bouche bée. On a beau l’avoir vue en vidéo, ou en photo, se retrouver devant et se rendre compte du degré de précision d’assemblage, ça fait se poser pas mal de question. D’autant plus qu’on on sait que les blocs sont issues d’une carrière située elle aussi en hauteur et à 6km de là, de l’autre côté du fleuve…
Officiellement, les Incas réalisaient ses constructions grâce à des outils qui étaient les uns en alliage de cuivre durci, d’autres en pierre très dure.

Ils arrivaient à obtenir de telles réalisations en faisant intervenir l’ensemble de la population vivant dans les alentours (parfois des provinces entières si il le fallait). La population Incas est estimée à environ 12 millions d’habitants.

Nous avons pour notre part eu le droit à une autre version, non officielle mais partagée par plusieurs archéologues, dont notre guide qui est à la base archéologue.

Et pour être franc, en entendant cette version, on se dit que la version officielle est bien légère.

Durant tout le reste de notre visite, Ivan (notre guide) nous livrera à chaque fois la version officielle, puis continuera à nous raconter son histoire, tout en nous montrant ce qui lui semblait être des preuves en fonctions des sites que nous visitions… Tim, Ségo, et nous deux avons eu beaucoup à réfléchir à tout ça pour être honnête !

Mais ne voulant pas tout mélanger, nous ferons peut être un article à ce sujet plus tard, parlant de la théorie d’Ivan et de son père (qui était une sorte d’Indiana Jones Péruvien ! ), afin de vous la partager.

La où la théorie officielle n’avait aucune réponse pour expliquer une construction ou un phénomène, Ivan lui nous livrait une explication qu’il nous laissait libre d’interprétation en fonction de ce que l’on voyait et ressentait.
Si jamais vous décidez d’aller visiter la vallée sacrée, il est sûr que nous vous recommanderons fortement Ivan comme guide ! Extraordinaire !

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Troisième arrêt, Chinchero :

Lors de la visite de cette ville, nous découvrons comment les enfants des Incas fabriquent de façon traditionnelle pulls, chaussettes, bonnet et autres vêtements en laine d’alpaga ou de lama. Tout les matériaux utilisés sont naturels, du savons en passant par les colorants.

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Deuxième jour, premier arrêt, Sacsayhuàman :

Notre deuxième jour avec Ivan commence très fort avec la visite d’une forteresse Inca avec des blocs aussi bien encastrés les uns aux autres qu’à Ollantaytambo, mais cette fois ci, beaucoup plus gros !
Le plus gros d’entre eux mesure 9 m de haut, 5 m de large et 4 m d’épaisseur, pour un poids d’environ 350 tonnes ! Quand on sait que la grue la plus puissante au monde (Big Benny) peut soulever une charge maximal de 500 Tonnes (elle même pesant 120 000 Tonnes), ça laisse songeur…

D’autant plus qu’ici, les théories officielles s’annoncent vaincues puisqu’elles n’offrent aucune explication quant à la construction de la bâtisse.
De plus, d’étranges formations rocheuses situées à quelques dizaines de mètre du sites sont pour le moins intrigantes…

De même que des blocs de roche encore un peu plus loin qui semblent taillés mais sans raisons apparente…

Encore une fois, heureusement que nous étions avec Ivan et que ce dernier, lui, nous apportait matière à réfléchir en nous offrant une explication !

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Deuxième arrêt, Tambomachay :

Aussi surnommé le « Bain de l’Inca », Tambomachay possède deux fontaines qui sont toujours fonctionnelles. Les excavations que l’on peut observer dans la constructions Incas aurait servis d’abris aux gardes.

Il n’y a par contre pas vraiment d’explication quant à leur disposition. Ce site servait à la réalisation de site religieux, la source coulant de l’une des « portes » étant considérée comme sacrée.
Bref, peu d’explication encore une fois... Mais nous avions de quoi faire fonctionner nos neurones grâce aux explications qu’Ivan nous délivrait, en marge de celles considérées comme traditionnelles !

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Troisième arrêt, le musée des momies :

Nous ne rentrerons ici vraiment pas dans le détails, cette visite servant surtout à alimenter la théorie d’Ivan, et à pousser la réflexion. Néanmoins, il reste intéressant de voir ces momies Incas conservées dans un musée privé non loin de Cuzco. On vous laisse regarder et si cela vous inspire quelque chose en particulier, n’hésitez pas à nous le partager ! Nous serons ravis de discuter avec vous de tout ça 😉

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Quatrième arrêt, Pikillacta :

Pikillacta est un ensemble archéologique fortifié qui fut habité entre 600 et 1000 de notre ère, il est considéré comme le site Wari (ou Huari) le plus grand et le mieux conservé du pays.

Les Waris sont une civilisation pré-incas, ils furent de grands bâtisseurs, ils développèrent un système de culture en terrasses, ils structurèrent également leur royaume grâce à de nombreuses routes que les Incas intégreront plus tard à leur système de communication.

On considère souvent que les Incas, qui émergèrent trois siècles après la disparition des Waris, sont les héritiers de cette civilisation.

Mais revenons en à Pikillacta qui est pour le moins énigmatique. La hauteur des murs de la cité oscillent entre 7 et 12 mètres et impressionnent d’emblée. Quelques-unes des structures comptèrent même plusieurs étages, dont les traces sont encore visibles aujourd’hui. Les murs furent fabriqués à partir de blocs en pierre non-travaillée extraite des monts environnants, soudés au moyen de boue, et originellement revêtus d’une couche d’argile et de chaux.

Ce qui est mystérieux c’est qu’il semblerait que la cité était souterraine et a été mise à jour suite à l’effondrement de ses plafonds, ce qui a laisser apparaître ses murs.

Mais pourquoi avoir construite cette ville sous terre ?
De plus, la ville semble avoir été abandonnée subitement sans qu’on sache réellement pourquoi (encore une fois, heureusement qu’Ivan était là pour nous offrir un axe de réflexion à ce sujet).
Pour finir sur les aspects étranges de Pikillacta, un squelette de dinosaure a été découvert lors des fouilles archéologiques sur le site…

Mais que faisait il là ? Comment les Waris se le sont procurés ?
Nous apporterons des éléments de réponse dans notre article réservé à la théorie d’Ivan !

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Troisième jour, premier arrêt, Les salines de Maras :

C’est sans Ivan que nous entamons ce nouveau jour de visite. Un peu déçu de ne pas l’avoir avec nous mais ce dernier devait s’occuper d’autres personnes qui souhaitaient découvrir la vallée sacrée.
C’est donc à 4 que nous nous dirigeons vers notre premier arrêt de la journée : les salines de Maras.

Elles sont exploitées par les familles de la communauté paysanne de Maras, village situé sur le plateau qui surplombe la Vallée. Ce sont plusieurs centaines de petites terrasses qui s’étagent à flanc de montagne et ou le sel sèche en attendant d’être récolté. Ces dernières sont alimentées par une source d’eau chaude extrêmement salée. Un spectacle saisissant qui existait déjà avant les Incas.

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Deuxième arrêt, Moray :

Moray est un ancien centre de recherche agricole inca situé dans la Vallée sacrée des Andes, à 3 500 m au-dessus du niveau de la mer. Sa structure fait penser à un grand amphithéâtre et deux plus petits. Ils sont constitués de plusieurs terrasses disposées en cercle concentriques.

Les incas y faisaient des expériences de culture, chaque étage bénéficiant d’un microclimat différent (il y en a une vingtaine en tout). Entre chaque étage, on peut notamment observer une différence de température de 1°C (plus on s’approche du centre, et plus elle augmente).
Ce site permettait donc aux Incas d’acclimater des plantes à la région afin de pouvoir les cultiver dans l’altiplano, et ils s’en servaient également sûrement comme modèle de calcul de la production agricole.

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Et c’est sur cette visite que se conclut notre découverte de la Vallée Sacrée qui restera sûrement une des découvertes qui nous aura le plus scotcher !

Les Incas sont décidément impressionnant ! Et ça ne fait que commencer… Prochaine étape : Le Machu Picchu !

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